Gregory Derenne

                      

 


Sans titre (ODS). Huile sur toile noire. 114/146 cm. 2009

 






 


Sans titre (SLT). Acrylique sur toile noire. 200/270 cm. 2008

 

 

 




 


Sans titre (CSOJ). Acrylique sur toile noire. 200/270 cm. 2008









Sans titre (CSOJ). Acrylique sur toile noire. 200/270 cm. 2008









Sans titre (devant l'écran). Huile sur toile noire. 114/146 cm. 2009




 

 

 


Sans titre (mannequin sans tête). Huile sur toile noire. 114/146 cm. 2009

 

 

 

 

 

 

PUIT 1

 

 

Puit 1. Huile sur toile noire. 36/41 cm. 2009

 

 

 

 

 

 

PUIT-2.jpg

 

 

Puit 2. Huile sur toile noire. 36/41 cm. 2009

 

 

 

 

 

 

PUIT 3

 

 

Puit 3. Huile sur toile noire. 36/41 cm. 2009

 

 

 

 

 

PUIT carré

 

 

Puit carré. Huile sur toile noire.60/60 cm. 2009

 

 

 

 

 

 

Vernissage le samedi 23 janvier 2010 à partir de 18 h
Expo du 23 janvier au 20 mars 2010

Galerie Bertrand Grimont
47 rue de Montmorency Paris 03
www.bertrandgrimont.com
T. 01 42 71 30 87 / T. 06 85 45 01 30

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Vers la lumière.
La peinture de Grégory Derenne


Grégory Derenne a choisi de peindre ces environnements éphémères et illusoires de l'homme moderne que sont les plateaux télévisés, vitrines et autres théâtres des vanités.

Toujours en retrait, depuis les coulisses ou derrière une vitre, le peintre est un corps étranger au théâtre. Il en saisit les rouages avec une pointe de mélancolie. "Nous montrer que nous n'avions pas vu ce que nous avons vu" ; l'axiome célèbre de Paul Valéry sonne aujourd'hui comme une évidence.
Partant du noir pour aller vers la lumière, l’artiste fait affleurer le réel à la surface du tableau. Dans ces œuvres figuratives, la matière colorée jaillit sur la toile noire laissée apparente, à l’état brut. Un jeu de formes et de couleurs s’engage, amorçant une forte tension entre abstraction et réalisme. Un écran de contrôle devient une tache de lumière ponctuant une composition, la lumière d'un spot enflamme un angle, les cloisons d'un décor dessinent des plans sombres ou lumineux qui organisent l'espace. Le fouillis du dispositif technique — câbles, projecteurs, galeries, ceintres, écrans — est absorbé par le noir, qui fait office à la fois de fond et de surface. Les silhouettes sont indéterminées, réduites à une ombre ou un reflet. Une touche vient donner du relief, une densité aux zones sombres. Le volume de ces « boîtes à images » que sont les plateaux de télévision semble s'enfoncer dans le néant, en phase de disparition, dans un retour vers l'écran noir originel.

Le peintre ne laisse que peu de recul vis-à-vis de la toile, celle-ci s’impose immédiatement et nous enveloppe de son monde de faux-semblants. La couleur vibre et brouille les repères d’une réalité tangible : dans les « vitrines », intérieur et extérieur s'imbriquent dans une confusion des contours que contredit la frontalité et la solidité des compositions de l'artiste. Le regard se perd le long des lignes de fuite où se disputent lumière et obscurité. La surface-tableau impénétrable devient alors une aire de jeux où l'illusion triomphe.

Magali Lesauvage

 

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http://www.bertrandgrimont.com

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